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55ème anniversaire du PDG : sous le sceau de la franchise et la catharsis

Posté par Yann Essabe, le 4 avril 2023


Le Parti démocratique gabonais (PDG) a fêté dans la liesse populaire, le 2 avril 2023, son 55ème anniversaire en différé, au Palais des sports de Libreville, en présence de son leader charismatique, le Distingué Camarade Président (DCP) Ali Bongo ondimba. Dans un discours offensif et empreint d’émotions, celui-ci a galvanisé ses troupes face aux défis à venir et évoqué, pour la première fois, son accident vasculaire cérébral (AVC), survenu en 2018 à Riyad (Arabie Saoudite).

Par Yann Essabe

Assurément, Ali Bongo Ondimba a brisé un tabou africain qui consiste à ne jamais parler de sa santé lorsqu’on est encore en fonction. Le chef du Parti démocratique gabonais (PDG) a pourtant saisi l’occasion de la célébration des 55 ans du parti dit des masses pour s’ouvrir à ses militants et à la nation tout entière, en évoquant, pour la première fois, les circonstances de l’accident vasculaire cérébral (AVC) dont il fut victime en 2018 à Riyad. Exercice jugé périlleux par certains politistes, surtout à quelques mois de l’élection présidentielle.

Le Distingué Camarade Président a fait parler son cœur. Témérité audacieuse ou auto-flagellation en règle ? Ni l’une ni l’autre, au vu de l’effet que cette grande leçon politique a eu sur les militants du PDG et la population gabonaise en général, qui en voulaient. Deux principales raisons peuvent justifier la détermination du DCP.

La première se donne à lire dans son désir de franchise et de vérité. Objectif, battre en brèche toute la littérature infecte et nauséabonde qui a été vendue autour de sa maladie, par des personnes malfaisantes, depuis 2018, à travers différents supports médiatiques et autres causeries publiques. Car, qui d’autre que lui-même pouvait le mieux témoigner de ce qu’il a vécu ? Dans « Les Confessions », Jean Jacques Rousseau déclare : « Je veux montrer à mes semblables un homme dans toute la vérité de la nature… ».

La démarche d’Ali Bongo Ondimba obéit également au projet « Rousseauiste » de se dévoiler en plongeant à pieds joints dans l’histoire tragique de Riyad, d’une part, et, d’autre part, à travers une introspection qui vise à la sincérité et à la vérité. En associant sincérité, humilité et plaidoyer pour lui-même, le Président de la République s’est présenté comme une victime de la vie. Mieux, comme un miraculé.

La formule du Temple de Delphes « Connais-toi toi-même » a guidé le chef du Parti démocratique gabonais dans son entreprise d’introspection et de dévoilement. Lors de sa confession, il a placé la population en position de miroir (je suis comme vous) et la compréhension a été fondée sur une véritable compassion et un partage d’affections. Ce dimanche 2 avril, un torrent d’émotions a inondé le Palais des sports de Libreville, lieu de l’évènement.

La deuxième raison répond à une posture de gratitude vis-à-vis de la population gabonaise, dont le soutien a été manifeste durant cette période difficile et incertaine par des groupes de prières et des jeûnes collectifs ou individuels. Et le chef de l’Etat l’a reconnu : « Je suis là grâce à vous. Notamment les femmes ». Ces femmes ont affirmé les premières, et ce dès le premier jour, leur instinct maternel.

« Orpheline » de leur leader et sans un horizon clair, la population s’est mise à implorer Dieu dans les églises et autres lieux mystico-ésotériques pour ramener à la vie leur fils. Pendant plusieurs mois, le peuple gabonais a maintenu un climat de paix, faisant fi des hululements de mauvais augures, que distillaient insidieusement certains vautours à travers tous les supports de communication possibles. Et le miracle a eu lieu.

Ainsi, afficher la reconnaissance à l’endroit de ce bienveillant peuple gabonais, c’est être en phase avec les « Saintes Ecritures » et autres livres sacrés, qui requièrent de montrer sa gratitude vis-à-vis de ceux et celles qui, à un moment de notre vie, nous ont apportés leur aide. Le pardon divin et la réconciliation avec la communauté, en l’occurrence ici, pdégiste, sont à ce prix. Par cet acte cathartique, Ali Bongo Ondimba est allé à la rencontre de « Soi ». Et, comme il l’a dit, il en a « Tiré des leçons ». Est-ce les prémices d’un virage à 180° de sa gouvernance ? On est tenté de le croire.

À
Libreville
Du
02/04/2023
Au
02/04/2023
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Ref. GA035 230404 U0001
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